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L’arthrose en détail

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L’arthrose, une maladie des articulations

Genou, hanche, épaule… Les articulations unissent les os entre eux et permettent d’effectuer les mouvements du quotidien. L’arthrose est une maladie des articulations : pour bien comprendre comment elle apparaît et quelles sont les lésions qu’elle entraîne, il est nécessaire de faire un petit focus sur l’anatomie d’une articulation.

Comment fonctionne une articulation normale ?

 

Une articulation est composée de plusieurs éléments :

 

 

  • La capsule entoure l’articulation et délimite la cavité articulaire,
  • Le cartilage,
  • La membrane synoviale tapisse l’intérieur de la capsule et produit le liquide synovial (ou synovie), qui lubrifie l’articulation et nourrit le cartilage les extrémités osseuses,
  • Les ligaments stabilisent l’articulation,
  • Les muscles s’insèrent, grâce à leurs tendons, sur la capsule et les os.

 

 


 

Le genou en mouvement

 

Revenons sur le cartilage. Sa fonction est essentielle : il permet le glissement des surfaces osseuses l’une sur l’autre, sans douleur, sans frottement. Composé principalement d’eau, il joue également le rôle d’une véritable « éponge » : il amortit les chocs entre les os.

Avec l’âge, le cartilage se modifie : il perd de sa souplesse, se rigidifie, s’amincit… On ne parle pas là d’arthrose, mais de vieillissement normal de l’articulation.

Comment l’arthrose s’attaque-t-elle à l’articulation ?

L’arthrose est une vraie maladie. C’est-à-dire qu’on peut vieillir sans avoir d’arthrose ou au contraire en souffrir tout en étant relativement jeune !

Cette maladie est caractérisée par un déséquilibre entre des phénomènes de destruction et de réparation au sein de l’articulation.

Concrètement, comment ce la se traduit-il ?

 

 

 

  • Le cartilage devient plus fragile, il va s’amincir et se fissurer. Des fragments de cartilage peuvent se détacher et faire irruption dans la cavité articulaire.
  • La membrane synoviale va être le siège d’une inflammation et produire trop de liquide synovial, ce qui va créer un gonflement de l’articulation, on parle d’ « épanchement de synovie ».
  • Les extrémités osseuses peuvent s’épaissir et former des ostéophytes, les fameux « becs de perroquet » visibles sur les radiographies.

L’évolution de l’arthrose

L’arthrose évolue au fil des années, de façon plus ou moins rapide selon les individus. Elle peut induire un handicap important, notamment lorsqu’elle est localisée au genou ou à la hanche : dix ou 15 ans après le diagnostic, l’arthrose du genou sera aggravée dans un cas sur deux.

En général, la gêne quotidienne liée à l’arthrose est variable et la douleur modérée, majorée en fin de journée. C’est dans ces moments qu’il faut veiller à conserver une activité physique régulière.

De temps en temps vont apparaître des poussées inflammatoires. Elles se caractérisent par une douleur vive, survenant dès le matin. La douleur peut également être présente la nuit. L’articulation atteinte est parfois gonflée. Il est recommandé pendant ces crises de laisser l’articulation au repos.

Il faut garder à l’esprit qu’il n’existe pas forcément de liens entre l’importance des lésions visibles sur les clichés radiographiques et vos douleurs. C’est-à-dire qu’une arthrose « sévère » sur les radios peut ne pas être douloureuse et que vous pouvez très bien ressentir des douleurs importantes alors que les radiographies ne montrent pas de dégâts importants.

Les articulations touchées par l’arthrose

L’arthrose affecte environ 17 % de la population et le nombre de personnes qui en souffrent en France est évalué entre 9 et 10 millions. Dans l’illustration qui suit, vous découvrirez la liste des articulations les plus souvent touchées (arthrose diagnostiquée en radiologie).

squelette


 

Sources :

 

 

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Pourquoi l’arthrose apparaît-elle ?

L’apparition d’une arthrose peut être favorisée par plusieurs facteurs :

L’âge : il existe un lien fort entre l’âge et l’augmentation de la fréquence de l’arthrose. Saviez-vous que 80 % des personnes qui souffrent d’arthrose sont âgés de plus de 65 ans ? Cela ne veut pas dire pour autant que l’arthrose est un mécanisme normal du vieillissement, c’est une vraie maladie…

L’hérédité  : la génétique joue également un rôle dans l’apparition de l’arthrose. Les études menées sur les jumeaux montrent que la part de l’influence génétique varie entre 39 et 74 % selon la localisation de l’arthrose.

Le surpoids : les articulations sont plus sollicitées chez une personne obèse que chez une personne dont la corpulence est normale : un surpoids de 5 kg, par exemple, augmente le risque de survenue d’arthrose de 40 % ! Le lien entre la surcharge pondérale et l’arthrose va même plus loin que le simple effet mécanique : il semblerait, en effet, que la graisse puisse produire des substances impliquées dans l’inflammation, ce qui pourrait favoriser l’apparition d’une arthrose.

Autres causes : de nombreux autres facteurs peuvent prédisposer à l’arthrose, comme certaines anomalies articulaires, la sollicitation excessive d’une articulation (port de charges lourdes, flexions répétées…), la répétition de gestes stéréotypés (travail à la chaîne…), les traumatismes ou la pratique intensive de sports à risques (rugby, judo, haltérophilie…).


 

Sources :

  • Site web de la SFR : pourquoi ai-je de l’arthrose (consulté le 13/10/17)
  • Litwic A et al. Epidemiology and Burden of Osteoarthritis.
  • Laadhar L et al. Physiopathologie de l’arthrose. Du cartilage normal au cartilage arthrosique : facteurs de prédisposition et mécanismes inflammatoires. La Revue de médecine interne 28 (2007) 531–536
  • Mieux vivre avec une arthrose d’Agnès Chabot, Editions Arnaud Franel.
  • Sellam & Berenbaum. Revue du rhumatisme 2013 ; 80 : 547-552

 

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Quels sont les symptômes de l’arthrose ?

Si la majorité des personnes atteintes d’arthrose consultent leur médecin en raison des douleurs, ce n’est pas le seul symptôme : l’arthrose peut se manifester de différentes façons.

La douleur

La douleur est l’un des symptômes qui apparaît en premier. Les douleurs de l’arthrose ont une particularité, elles sont de type « mécanique », c’est-à-dire qu’elles se déclarent surtout l’articulation est mobilisée : lors de la marche ou d’un changement de position, à la montée ou à la descente des escaliers… Elles peuvent être plus importantes au cours de la journée et sont soulagées par le repos.

La raideur

Une certaine raideur peut se manifester au niveau de l’articulation arthrosique, notamment après un moment de repos. Le matin, au réveil, l’articulation concernée peut être raide et aura besoin d’un « dérouillage » de quelques minutes… Si aucun traitement n’est entrepris, la souplesse de votre articulation diminuera progressivement et le dérouillage matinal sera plus long.

Les épisodes inflammatoires

L’arthrose peut provoquer de temps en temps des épisodes inflammatoires au sein de l’articulation, des « crises ». Ces épisodes sont transitoires et correspondent à la destruction des fragments de cartilage qui se sont détachés dans l’articulation. Lors d’une crise inflammatoire, l’articulation sera plus douloureuse et pourra être rouge et gonflée. La douleur peut vous réveiller la nuit, la raideur matinale est plus importante et le temps passé à « dérouiller » l’articulation plus long. La survenue de ces crises doit vous inciter à aller consulter votre médecin qui pourra adapter votre traitement.

Les déformations

L’arthrose peut entraîner des déformations des articulations, principalement lorsqu’elle affecte les doigts ou les pieds. Par un processus encore mal connu, lorsque la déformation arrive à son terme, la douleur s’estompe.

Les conséquences dans la vie de tous les jours

Les douleurs associées à la raideur de l’articulation sont susceptibles de retentir sur votre vie quotidienne. Par exemple, dans l’arthrose de la hanche ou du genou, s’accroupir, se relever d’une chaise, enfiler ses chaussettes sont des gestes qui peuvent devenir difficiles.

 


 

Sources :

  •  « Mieux vivre avec une arthrose » du Dr Agnès Chabot, Editions Arnaud Franel.
  • « Le livre de l’interne, Rhumatologie » du Pr Daniel Bontoux, Médecine-Sciences Flammarion.
  • « Arthrite, arthrose et douleurs articulaires » du Dr Claudine Luu, Dangles Editions.
  • « Soigner l’arthrose » du Dr Laurent Chevallier, Dr Danielle Verdié-Petibon, Fayard.

 

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Comment le médecin fait-il le diagnostic ?

Généralement, le diagnostic d’arthrose est assez facile à poser.
Votre médecin vous interrogera, vous examinera, et vous prescrira éventuellement des examens complémentaires.

L’interrogatoire

La première étape dans le diagnostic de l’arthrose va consister, pour votre médecin, à vous interroger sur ce que vous ressentez, par exemple en déterminant les caractéristiques de vos douleurs (leur intensité, leur localisation, leur durée…) ou en listant les difficultés liées à l’arthrose que vous rencontrez dans la vie de tous les jours.

L’examen clinique

Après l’interrogatoire, le médecin va regarder de plus près vos articulations. S’il suspecte une arthrose de la hanche ou du genou, il vous examinera en position debout, couché et pendant que vous marchez. Il peut également vous demander de faire des mouvements bien précis pour mieux mesurer votre souplesse articulaire.

Les examens complémentaires

Dans la majorité des cas, votre médecin vous fera passer une radiographie de votre articulation. La radiographie pourra montrer plusieurs éléments qui témoignent d’une arthrose :

  • Un pincement de la ligne articulaire : les extrémités osseuses se rapprochent, l’espace « noir » sur la radiographie (entre les os) se rétrécit, ce qui correspond à un amincissement du cartilage. Plus l’arthrose est évoluée, plus cet espace diminue.
  • Une densification de l’os : l’os situé sous le cartilage (on parle d’os « sous-chondral ») apparaît plus blanc sur la radiographie.
  • Des ostéophytes : ce sont des excroissances d’os et de cartilage en forme de becs, caractéristiques également de l’arthrose.
  • Des géodes : ce sont des cavités qui apparaissent au niveau de l’os sous-chondral sous la forme de disques noirs sur la radiographie. Elles sont souvent absentes dans les arthroses débutantes.

Une notion qu’il faut garder à l’esprit est qu’il n’existe pas de lien entre l’importance des signes visibles sur la radiographie et l’intensité de la douleur ou du retentissement dans votre vie quotidienne. Enfin, conservez vos radios précieusement, car votre médecin en aura besoin pour les comparer entre elles au fil du temps pour mesurer l’évolution de votre arthrose.

L’échographie peut être utile pour détecter un épanchement articulaire, au niveau de la hanche ou du genou.

L’arthroscopie, examen réalisé via un appareil muni de fibres optiques (l’arthroscope) et introduit dans l’articulation, aide le médecin à détecter, par exemple, des lésions au niveau des ménisques du genou, qui peuvent être associées à l’arthrose.

Le scanner ou l’IRM sont généralement inutiles pour diagnostiquer une arthrose, les radiographies suffisent la plupart du temps. Enfin, les analyses de sang sont normales en cas d’arthrose.


 

Sources :

  • « Le livre de l’interne, Rhumatologie » du Pr Daniel Bontoux, Médecine-Sciences Flammarion.
  • « Soigner l’arthrose » du Dr Laurent Chevallier, Dr Danielle Verdié-Petibon, Fayard.

 

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La prise en charge de l’arthrose

La prise en charge de l’arthrose a pour objectif de soulager les symptômes, notamment la douleur, et d’améliorer le fonctionnement de l’articulation touchée…

Ménager son articulation

L’articulation arthrosique ne doit pas être sollicitée inconsidérément. Par exemple, en cas d’arthrose de la hanche ou du genou, il est conseillé d’éviter les longues marches et les stations debout prolongées. Il faut en quelque sorte « économiser » son articulation arthrosique… Ce qui ne veut pas dire rester au lit, bien au contraire !

Bouger malgré l’arthrose

Il est capital de continuer à pratiquer une activité physique régulière en cas d’arthrose. Il s’agit de trouver le juste milieu entre ne rien faire, qui aboutit à une faiblesse musculaire nocive pour l’articulation et votre moral, et forcer sur votre articulation, ce qui risquerait d’accentuer les douleurs et d’accélérer l’usure du cartilage. Vous avez le choix dans le type d’activité, mais, de préférence orientez-vous vers des activités douces comme la marche, le golf, le cyclisme, la natation… Il vous faudra adapter la durée et l’intensité à la gêne que vous ressentirez.

Perdre du poids

La perte de poids est essentielle dans la prise en charge de l’arthrose, qu’elle soit située au niveau de genou, de la hanche, de la colonne vertébrale… Si vous êtes en excès de poids, cela peut être le moment idéal d’aller consulter un nutritionniste ou un diététicien qui vous aidera à équilibrer votre alimentation. Perdre du poids va soulager vos douleurs et ralentir l’évolution de la maladie.

Suivre une rééducation

La rééducation, avec l’aide d’un kinésithérapeute, est capitale. Elle pourra vous aider à préserver la stabilité de votre articulation, à conserver une certaine souplesse et à favoriser la réparation du cartilage

Utiliser des aides à la marche

Les aides à la marche peuvent réduire la douleur en cas d’arthrose de la hanche ou du genou. Elles comprennent l’usage d’une canne (du côté opposé à l’articulation touchée) ou d’un déambulateur si l’arthrose touche les deux côtés. En cas de poussée inflammatoire, votre médecin pourra même vous conseiller d’utiliser deux béquilles pour décharger vos articulations.

Porter des appareillages

Des attelles peuvent être prescrites par votre médecin pour :

  • Soulager vos douleurs,
  • Améliorer la stabilité de l’articulation et diminuer le risque de chute (avec une genouillère par exemple en cas de gonarthrose)
  • Prévenir les déformations, notamment au niveau des doigts.

Le port de semelles plantaires peut également soulager les douleurs en cas d’arthrose du genou, de la hanche ou du pied.

Prendre des médicaments

Les médicaments antalgiques de palier 1 vont permettre de lutter contre vos douleurs. Lors d’une poussée inflammatoire, votre médecin pourra vous prescrire un médicament anti-inflammatoire. Il existe également des médicaments dits « anti-arthrosiques symptomatiques d’action lente » limités au traitement symptomatique à effet différé dans l’arthrose de la hanche et/ou du genou.

Recevoir des infiltrations de corticoïdes

Dans certains cas, si vos douleurs sont rebelles aux médicaments ou en cas d’épanchement articulaire, votre médecin pourra réaliser une injection intra-articulaire de corticoïdes. Ce geste peut soulager vos douleurs rapidement mais sur une courte période.

Envisager une viscosupplémentation

Le principe de la viscosupplémentation est de pallier l’insuffisance qualitative ou quantitative du liquide synovial de l’articulation arthrosique en l’enrichissant par une substance viscoélastique composée d’acide hyaluronique. Le genou est une articulation qui se prête bien aux injections. Vous pouvez y recourir en cas d’échec aux antalgiques et/ou d’intolérance aux anti-inflammatoires.

La viscosupplémentation a pour objectif de redonner davantage de mobilité à votre articulation et de soulager vos douleurs. 

Se faire opérer

Si vous n’êtes pas soulagé après un traitement rigoureusement suivi, qui conjugue à la fois adaptation de votre hygiène de vie, rééducation et médicaments, votre médecin pourra vous proposer la mise en place d’une prothèse au niveau de la hanche ou du genou. Ces prothèses vont remplacer tout ou partie de votre articulation arthrosique. L’intervention chirurgicale est le dernier recours, après que l’équipe médicale a épuisé les autres moyens thérapeutiques, aux bonnes posologies.

Si l’arthrose de votre hanche ou de votre genou est due à une déformation, un autre type d’intervention chirurgicale pourra être proposé : il s’agira de corriger la déformation pour soulager l’articulation. C’est ce qu’on appelle une « chirurgie conservatrice » (c’est-à-dire que l’on « conserve » l’articulation).

 


 

Sources :

  • « Soigner l’arthrose » du Dr Laurent Chevallier, Dr Danielle Verdié-Petibon, Fayard.
  • « Le livre de l’interne, Rhumatologie » du Pr Daniel Bontoux, Médecine-Sciences Flammarion.
  • « Mieux vivre avec une arthrose » d’Agnès Chabot, Editions Arnaud Franel.
  • Henrotin Y et al. Traduction franc ̧aise des recommandations de l’Osteoarthritis Research Society International (OARSI) sur la prise en charge de la gonarthrose et de la coxarthrose. Revue du Rhumatisme, 2009 ; 76 : 279-88
  • Jordan KM et al. EULAR Recommendations 2003 : an evidence based approach to the management of knee osteoarthritis : Report of a Task Force of the Standing Committee for International Clinical Studies Including Therapeutic Trials (ESCISIT). Ann Rheum Dis 2003 ; 62 : 1145–55
  • Sellam J, Berenbaum F. L’arthrose est-elle une maladie métabolique. Revue du Rhumatisme, 2013 ; 80 : 547-52

 

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