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Retrouver le mouvement

4 points essentiels pour retrouver le mouvement

Comprendre sa douleur au genou

Vous ressentez une douleur au niveau du genou ?  Si vous avez 50 ans ou plus, vous souffrez peut-être d’arthrose. Que faire dans ce cas ? Pourquoi l’arthrose apparaît-elle ? Et comment aider votre médecin à évaluer le stade de votre arthrose ? Nous allons répondre à ces premières questions pour vous aider à comprendre d’où viennent vos douleurs. Le Pr Pascal Richette, rhumatologue, vous expliquera également, en vidéo, quels sont les bons réflexes à adopter en cas de douleur au genou.

L’arthrose, 1ère cause de douleur au genou

Le Professeur Pascal Richette (Rhumatologue, hôpital Lariboisière à Paris) explique ici la nécessité de consulter un médecin en cas de douleur au genou, afin de confirmer le diagnostic d’arthrose qui en est la première cause.

Zoom sur le genou

Les genoux sont des articulations importantes, qui supportent l’essentiel de notre poids lorsque nous nous tenons debout, marchons ou courons. Le cartilage du genou, baigné par le liquide synovial, permet d’amortir les chocs entre le fémur (os de la cuisse) et le tibia (os de la jambe) et les fait s’articuler ensemble, ce qui nous permet de fléchir la jambe. On retrouve également dans l’articulation les ménisques, structures déformables et fragiles qui participent au bon fonctionnement de l’articulation. Le genou est une articulation complexe dont il faut prendre soin !

 

Que faire en cas de douleurs au genou ?

Si vous souffrez du genou, vous devez consulter votre médecin. Il pourra déterminer la cause de vos douleurs et vous proposer une prise en charge adaptée. En attendant le rendez-vous, n’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien qui pourra, s’il le juge nécessaire, vous conseiller des médicaments disponibles sans ordonnance pour soulager vos douleurs.
Les douleurs du genou peuvent avoir plusieurs causes : elles peuvent être liées à des blessures (des ménisques, des tendons ou des ligaments par exemple), notamment chez le sportif, ou à des maladies. Parmi ces maladies, c’est l’arthrose qui en est la cause principale après 50 ans. On parle alors de « gonarthrose », l’arthrose du genou.

Qu’est-ce que l’arthrose ?

L’arthrose est une maladie de l’articulation qui s’attaque principalement au cartilage. Celui-ci s’érode et se fissure, d’abord en périphérie puis en profondeur, ce qui provoque son amincissement. Des fragments de cartilage peuvent se détacher dans la cavité articulaire et provoquer une inflammation. D’autres phénomènes peuvent se développer en parallèle, comme le développement d’excroissances osseuses en marge de l’articulation, les fameux « becs de perroquet » qui apparaissent sur les radiographies. Le liquide synovial, véritable lubrifiant de l’articulation, devient de moins bonne qualité et joue moins bien son rôle de lubrifiant, justement, et d’amortisseur.

A quoi est due la gonarthrose ?

Il existe en réalité de nombreux facteurs de risque :

  • L’âge
    L’arthrose du genou est souvent liée au vieillissement, elle est rare chez les moins de 40 ans ;
  • Le sexe
    L’arthrose du genou est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes, avec une augmentation de sa fréquence après la ménopause ;
  • L’hérédité
    Des facteurs génétiques prédisposent à l’arthrose du genou
  • L’excès de poids
    Le surpoids et l’obésité favorisent l’apparition de l’arthrose du genou, d’une part parce que les contraintes supportées par les articulations sont plus élevées et d’autre part, parce que la graisse libère dans le sang des substances provoquant une inflammation des articulations.
  • Le surmenage mécanique
    Certains sports comme le rugby, le football, le tennis ou le ski peuvent, lorsqu’ils ont été pratiqués longtemps et de façon intensive, favoriser l’apparition d’une gonarthrose. Ce surmenage articulaire se retrouve également dans certaines professions où les genoux sont très sollicités (port de charges lourdes, agenouillements prolongés, accroupissements répétés…).
  • Des malformations
    Des déviations de l’axe des jambes comme les jambes arquées (« genu varum ») ou les jambes en X (« genu valgum ») vont augmenter les contraintes mécaniques sur l’articulation et accélérer le processus arthrosique.
  • Des traumatismes
    Des fractures articulaires, des entorses, des luxations, ou même de simples contusions au niveau du genou ont pu endommager le cartilage et favoriser l’apparition d’une arthrose.
  • Les antécédents chirurgicaux
    L’ablation chirurgicale du ménisque serait également un facteur de risque d’arthrose du genou.

Comment se fait le diagnostic d’une gonarthrose ?

Votre médecin pourra facilement vous diagnostiquer une arthrose du genou lors de la consultation. Pour cela, il évaluera :

  • La douleur
    Comment a-t-elle débuté ? Où se situe-t-elle ? Dans quelles conditions survient-elle ?
  • La raideur
    Ressentez-vous une raideur dans le genou le matin par exemple ? Ou dans certaines positions ?
  • Le retentissement fonctionnel
    Quel est l’impact de votre arthrose dans votre vie de tous les jours ? vous empêche-t-elle de faire du sport ? de faire les courses ? de bricoler ou de jardiner ?

Pour faire ce diagnostic, votre médecin vous posera des questions précises, vous examinera et pourra vous demander de passer des radiographies. Dans tous les cas, gardez à l’esprit que si vous avez des douleurs aux genoux, plus tôt vous irez chez le médecin et plus tôt une prise en charge adaptée pourra être mise en place pour vous soulager.

 

A RETENIR

Articulation capitale pour le corps, le genou est impliqué dans de nombreux mouvements du quotidien. Après 50 ans, l’arthrose est la cause principale des douleurs au genou.

LE GENOU : COMPRENDRE SON ANATOMIE
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Sources :

  • «Soigner l’arthrose » du Dr Laurent Chevallier et Dr Danielle Verdié-Petibon. Fayard. 2004. 286 p.
  • Daniel Bontoux. Le livre de l’interne. Rhumatologie. Médecine-Sciences Flammarion, 2002, 664 pages.
  • Sellam J, Berenbaum F. L’arthrose est-elle une maladie métabolique ? Revue du rhumatisme 2013 ; 80 : 547-52.

Briser ses idées reçues sur l’arthrose

L’arthrose n’est pas une fatalité. Contrairement aux idées reçues, elle n’est pas uniquement liée au vieillissement. C’est une vraie maladie, qui se diagnostique facilement et peut se soigner. Bien la combattre, c’est d’abord mieux la connaître : et vous, êtes-vous au point sur l’arthrose ? Savez-vous comment elle se manifeste ? Comment elle se diagnostique ? Comment elle se soigne ? Les réponses sont ici, avec l’éclairage, en vidéo, du Dr Henri Lellouche, rhumatologue.

La gonarthrose, une véritable maladie

La gonarthrose (arthrose du genou) est une véritable maladie qui s’attaque à l’articulation du genou. Si elle est plus fréquente avec l’avancée en âge, elle n’est cependant pas la conséquence normale du vieillissement.

Quelques idées reçues concernant l’arthrose…

1ère grande idée reçue : « En cas d’arthrose du genou, il faut laisser l’articulation au repos ». Ce n’est pas vrai.
En dehors des poussées inflammatoires, votre articulation doit être mobilisée pour être entretenue et pour limiter les conséquences de l’arthrose. En effet, la pratique modérée, douce d’une activité physique régulière et adaptée va permettre de conserver une bonne qualité musculaire autour de l’articulation pour mieux maintenir les structures ligamentaires. Le but est de limiter le risque de chute et même de soulager vos douleurs. Parlez-en à votre médecin. La natation, par exemple, est un sport particulièrement adapté aux personnes qui souffrent de gonarthrose ! Et même sans parler de sport, la simple pratique régulière d’une activité de type marche voire jardinage, bricolage (avec modération) peut apporter de nombreux bénéfices. Il est donc important de ne pas se restreindre et de continuer à profiter pleinement de la vie.
En savoir plus sur les activités physiques recommandées en cas d’arthrose

 

2ème grande idée reçue : « On ne peut rien faire contre l’arthrose ». Encore une fois, c’est une idée fausse.
Même si aujourd’hui aucun traitement ne permet de faire disparaître l’arthrose d’un coup de baguette magique, votre médecin n’est pas démuni pour soulager vos articulations. Il pourra, en effet, vous proposer des traitements pour réduire vos douleurs et la gêne ou la raideur et vous prodiguera des conseils adaptés à votre cas pour vous aider à vivre le mieux possible au quotidien.
En savoir plus sur la prise en charge de l’arthrose

 

3ème idée reçue : « si les médicaments ne soulagent pas suffisamment votre arthrose, il n’y a rien à faire ». C’est faux.
Les médicaments per os comme les antalgiques de palier 1 ne représentent qu’une partie de l’arsenal thérapeutique dont dispose votre médecin pour vous soulager. En plus des conseils d’hygiène de vie (alimentation, activité physique…) que nous venons de mentionner, il pourra essayer d’autres solutions thérapeutiques comme les injections de corticoïde ou d’acide hyaluronique. Il pourra également vous proposer une rééducation chez un kinésithérapeute et vous prescrire une genouillère ou des semelles orthopédiques sur mesure.

Découvrir les 7 points clefs de la prise en charge de l’arthrose

Après avoir parlé de ces quelques idées fausses, il est temps de vous parler un peu plus de ce qu’est vraiment la gonarthrose

La gonarthrose qu’est-ce que c’est ?

La gonarthrose est le nom savant pour parler d’arthrose du genou. Il s’agit de l’arthrose la plus fréquente des membres inferieurs. En fait, il existe deux grands types de gonarthrose selon la localisation :

ARTHROSE FÉMORO-PATELLAIRE ARTHROSE FÉMORO-TIBIALE
Schéma anatomique arthrose fémoro-patellaire Schéma anatomique arthrose fémoro-tibiale
L’arthrose fémoro-patellaire lorsque l’arthrose concerne l’articulation entre la rotule et le fémur et se retrouve dans 35 % des cas. Elle est généralement observée chez la femme après 40 ans et touche le plus souvent les deux genoux. On la décèle à la radio chez plus d’une femme sur 10 après 65 ans. Cette arthrose est souvent « silencieuse », c’est-à-dire qu’elle ne se manifeste pas par des symptômes. L’arthrose fémoro-tibiale lorsque l’articulation est atteinte entre le fémur et le tibia. On distingue même deux arthroses fémoro-tibiales : l’une, interne, lorsque c’est le compartiment interne de l’articulation fémoro-tibiale qui est atteint et l’autre, externe. La gonarthrose fémoro-tibiale est très fréquente chez la femme (deux tiers des malades) après la ménopause. La moyenne d’âge est de soixante-cinq ans.

Il faut savoir que dans près d’un cas sur 5, l’arthrose va être globale et toucher plusieurs compartiments du genou : on peut donc souffrir d’une gonarthrose fémoro-patellaire et fémoro-tibiale.

La gonarthrose, quels sont les symptômes ?

Les symptômes diffèrent selon la localisation de la gonarthrose.

ARTHROSE FÉMORO-PATELLAIRE ARTHROSE FÉMORO-TIBIALE
La douleur est située plutôt en avant du genou, quand la rotule est mobilisée. Elle est souvent déclenchée lorsque vous descendez les escaliers, restez assis trop longtemps ou lorsque vous vous agenouillez. La douleur est cette fois plutôt diffuse dans le genou et survient lorsque l’articulation est sollicitée, lorsqu’en fait le fémur appuie sur le tibia, par exemple lors de la marche ou de la montée et de la descente des escaliers. Elle est soulagée par le repos, mais parfois une poussée inflammatoire peut créer une douleur qui vous réveille la nuit. Ce type d’arthrose peut également se manifester par un épanchement de synovie. C’est-à-dire que le liquide qui lubrifie l’articulation, la synovie, est produite de façon anormalement élevée.

La gonarthrose, ça se soigne ?

Aujourd’hui, il n’existe pas encore de traitement capable de renouveler le cartilage. En revanche, votre médecin peut vous aider à :

  • soulager vos douleurs et votre gêne,
  • améliorer le fonctionnement de votre articulation.

En savoir plus sur le traitement de la gonarthrose

A RETENIR

Pour une prise en charge efficace de votre arthrose du genou, voici une liste de ce que vous devez garder à l’esprit… les 10 commandements de la gonarthrose !

JE DIS NON À LA GONARTHROSE
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Sources : 
  • « Soigner l’arthrose » du Dr Laurent Chevallier et Dr Danielle Verdié-Petibon. Fayard. 2004. 286 pages.
  • « Daniel Bontoux. Le livre de l’interne. Rhumatologie. Médecine-Sciences. Flammarion, 2002, 664 pages.
  • Jordan KM et al. EULAR Recommendations 2003 : an evidence based approach to the management of knee osteoarthritis : Report of a Task Force of the Standing Committee for International Clinical Studies Including Therapeutic Trials (ESCISIT). Ann Rheum Dis. 2003 ; 62 : 1145-55.
  • Université médicale francophone. COFER, Collège Français des Enseignants en Rhumatologie. Item 57 : arthrose.
    http ://umvf.univ-nantes.fr/rhumatologie/enseignement/rhumato5/site/html/cours.pdf [consulté le 2 janvier 2019].

Prendre en main son arthrose

L’arthrose est une maladie chronique, qui va évoluer sur plusieurs mois voire plusieurs années. La prise en charge proposée par votre médecin va permettre de soulager vos symptômes, de limiter les conséquences de la maladie dans votre vie quotidienne et de préserver au mieux le fonctionnement de votre genou. Prendre en main son arthrose, c’est d’abord bien connaître les différents traitements : les médicaments, bien sûr, mais aussi les bonnes habitudes de vie à adopter pour retrouver le mouvement ! Découvrez ici l’ensemble des mesures possibles pour soulager vos douleurs.

La prise en charge de la gonarthrose

Il n’existe pas aujourd’hui de traitement susceptible de guérir à proprement parler l’arthrose. Pour autant, elle n’est pas une fatalité, car une prise en charge efficace permet de soulager la douleur, de réduire la raideur, d’améliorer la mobilité et la stabilité de l’articulation. En d’autres termes, l’objectif de la prise en charge est double : limiter les douleurs et retrouver le mouvement !

Pour cela, il faut être observant, c’est-à-dire qu’il faut respecter soigneusement les conseils et les prescriptions de votre médecin. Vous pouvez également vous rendre acteur de votre maladie, la prise en charge de l’arthrose ne se fait pas qu’avec des médicaments : des nouvelles habitudes de vie sont à adopter. Voici les 7 points clés de la prise en charge de la gonarthrose.

A RETENIR

Cette fiche est à remplir avant chaque consultation chez le médecin. Elle vous permettra d’éviter d’oublier d’évoquer avec lui les événements liés à votre arthrose qui se sont passés depuis votre dernière rencontre.

PREPARER SA CONSULTATION AVEC LE MEDECIN

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Bouger avec l’arthrose

Pour lutter efficacement contre l’arthrose, il faut bouger ! Sans parler de sport intensif, pratiquer une activité modérée va soulager vos douleurs… Vous pourrez ici découvrir comment bouger efficacement malgré l’arthrose : quel type d’activité choisir ? A quel rythme ? Pendant combien de temps ? Le kinésithérapeute François Graziani vous guide dans votre rééducation en fonction de votre type d’arthrose. Et le Dr Jean-Marie Coudreuse, médecin du sport, vous livre en vidéo ses conseils pratiques. Alors, vous êtes prêt ?

Quand on souffre d’arthrose, il faut bouger !

Le Docteur Jean-Marie Coudreuse, responsable de l’unité de médecine du sport à l’Hôpital Salvator de Marseille, vous encourage à bouger !

Pourquoi bouger ?

Bouger, c’est-à-dire pratiquer une activité physique, est un des piliers de la prise en charge de l’arthrose. Car le mouvement fait du bien au genou :

  • sa mobilité est entretenue,
  • les muscles autour de l’articulation se renforcent,
  • le cartilage est mieux nourri,
  • les risques de chute sont réduits,
  • la qualité de vie est améliorée.

L’exercice physique apporte également d’autres bénéfices pour la santé : il favorise la perte de poids, il peut permettre de diminuer le risque de développer un diabète, certains cancers ou certaines maladies cardiovasculaires (hypertension artérielle, accident vasculaire cérébral…) …sans parler des bénéfices sur votre moral !

 

 

Si vous n’êtes pas sportif dans l’âme, n’ayez pas peur, nous n’allons pas vous proposer de courir un marathon ou de participer à des compétitions sportives : c’est la pratique d’une activité douce, régulière et modérée qui est conseillée. Voici quelques règles à suivre pour bouger en toute sérénité.

 

Bouger en fonction de mon type d’arthrose

Il n’y a pas « une » mais « des » arthroses du genou, selon le compartiment de l’articulation qui est atteint.
En savoir plus sur les deux grands types d’arthrose

Selon que vous souffrez d’une arthrose fémoro-tibiale ou fémoro-patellaire, les mouvements à réaliser ou à éviter sont très différents. Certains exercices peuvent être conseillés dans un type d’arthrose et proscrits dans l’autre.

« Faire une mauvaise rééducation, c’est comme prendre un mauvais médicament ! »
Dr Jean-Marie Coudreuse

Avant de vous lancer, il est donc très important que vous demandiez à votre médecin de quel type d’arthrose vous souffrez…

ARTHROSE FÉMORO-TIBIALE ARTHROSE FÉMORO-PATELLAIRE
Schéma anatomique de l’arthrose fémoro-tibiale Schéma anatomique de l’arthrose fémoro-patellaire
L’arthrose fémoro-tibiale se caractérise par une opposition entre le fémur et le tibia. Ici, pas de problème de charge, c’est l’articulation entre la rotule et le fémur qui est concernée.
Les douleurs sont majorées par les exercices en « charge », c’est-à-dire lorsque le poids du corps vient peser sur les genoux. Les douleurs sont augmentées lorsque la rotule est mise en contrainte.
Il faudra donc éviter l’ensemble des activités qui se pratiquent en position debout. Vous pouvez néanmoins marcher régulièrement et suffisamment longtemps, afin d’entretenir l’appareil musculo-ligamenteux. Dans ce cas, il faut plutôt éviter de trop solliciter le genou par des mouvements de rotation répétés (cyclisme). Vous vous contenterez dans ce cas de la natation et de la marche.

En pratique, il peut arriver que l’on souffre simultanément des 2 types d’arthrose.
Dans ce cas, la seule règle à suivre est celle de la non-douleur.
Il faut trouver un type d’exercice qui ne soit pas douloureux. Bien souvent, un simple ajustement technique de l’activité permet de faire disparaître la douleur (ex : bien régler la hauteur de selle du vélo, ou trouver des chaussures de course à pied plus adaptées,…).

 

Comment bouger avec une gonarthrose ?

1. Bouger chez le kinésithérapeute : la rééducation

L’arthrose du genou s’accompagne généralement de déficiences :
  • perte de force musculaire
  • raideurs (perte d’amplitude articulaire)
  • troubles de l’équilibre

L’objectif de la rééducation, puis de la pratique d’une activité physique, est justement de renforcer ses muscles, de gagner en amplitude (grâce aux étirements), et de corriger les troubles de l’équilibre.

La rééducation fait partie intégrante de la prise en charge de l’arthrose du genou.
Votre kinésithérapeute va vous proposer des exercices pour renforcer les muscles autour de votre articulation et pour gagner en amplitude articulaire.

 

Le vélo, une activité recommandée en cas d’arthrose

Il pourra vous encourager à pratiquer le vélo d’appartement (voire le vélo d’extérieur), car c’est l’une des activités les plus conseillées en cas de gonarthrose, quel qu’en soit le type. Dans cette vidéo, François Graziani, kinésithérapeute, vous livre ses conseils pour bien pratiquer cette activité, et vous met en garde sur 3 paramètres importants : le réglage de la hauteur de selle, le positionnement du pied sur la pédale, et l’intensité de l’effort.

 

 

Le renforcement musculaire en fonction du type d’arthrose

ARTHROSE FÉMORO-TIBIALE ARTHROSE FÉMORO-PATELLAIRE
Si vous souffrez d’une arthrose fémoro-tibiale, vous allez travailler plutôt en décharge, c’est-à-dire sans avoir le poids de tout le corps concentré sur le genou. Si vous souffrez d’une arthrose fémoro-patellaire, votre kinésithérapeute pourra au contraire vous faire travailler en charge, car ce n’est pas le poids du corps qui, en pesant sur vos genoux, vous cause des douleurs, mais bien la mobilisation de la rotule.
Votre kinésithérapeute pourra vous proposer des exercices en « chaine ouverte » c’est-à-dire pieds libres, sans appui, comme par exemple un exercice de renforcement musculaire à la chaise comme celui présenté dans cette vidéo. Il pourra donc vous proposer des exercices en « chaîne fermée », c’est-à-dire le pied en appui, par exemple sur un stepper, ou sur une presse comme présenté dans cette vidéo.

 

 

Les étirements

Pour lutter contre les raideurs articulaires associées à l’arthrose, les étirements peuvent être un bon exercice à faire à la maison. Voici, expliqué en vidéo, comment les réaliser correctement.

2. Bouger au quotidien… en intégrant le mouvement dans votre vie !

Pour lutter contre l’arthrose, le mouvement est votre ami… et vous pouvez l’inviter dans votre vie tous les jours !

Commencez, par exemple, par introduire du mouvement dans vos activités quotidiennes. Pour faire vos courses, préférez la marche ou le vélo plutôt que la voiture ; dans les transports en commun, arrêtez-vous un arrêt avant ; le week-end, prévoyez une belle balade… Tout doit être l’occasion d’en faire un peu plus : c’est bon pour vos articulations, et pour votre santé en général.

3. Pratiquer un sport

Il n’y a pas d’âge pour commencer une activité physique !
Si vous n’êtes pas sportif, le fait de vous mettre à un sport va vous permettre de faire des progrès impressionnants.

« Il n’est jamais trop tard pour se mettre au sport ! »
Dr Jean-Marie Coudreuse

Le choix de l’activité

 

Vous vous demandez quelle est la meilleure activité à pratiquer en cas d’arthrose ?

Regardez la réponse du Dr Jean-Marie Coudreuse !

 

Le premier critère doit donc être un critère de plaisir : choisissez une activité qui vous plaise, c’est le plus important ! Et si vous trouvez un endroit pour la pratiquer près de chez vous, c’est encore mieux.

Ensuite, le choix de l’activité physique obéit aux mêmes règles que la rééducation.
On aura tendance à privilégier des activités peu contraignantes pour le genou comme le vélo et la natation, qui sont tout à fait conseillés quel que soit le type d’arthrose.
A l’inverse, certains sports sont un peu plus compliqués à pratiquer en cas d’arthrose comme les sports impliquant des flexions ou des rotations au niveau du genou qui peuvent être agressants (ex : sports de combats ou sports de balle comme le tennis ou le rugby, le football…).

Comme pour les exercices de rééducation, le type d’arthrose est un critère essentiel dans le choix de l’activité physique. Votre médecin pourra évaluer la compatibilité de votre activité avec votre type de gonarthrose (fémoro-patellaire ou fémoro-tibiale).

Quels sports pratiquer en fonction de son type d’arthrose ?

ARTHROSE FÉMORO-TIBIALE ARTHROSE FÉMORO-PATELLAIRE
A privilégier : Plutôt les sports en décharge, pour ne pas accentuer la pression entre votre tibia et votre fémur : la natation, le vélo, et pourquoi pas la randonnée mais avec des bâtons de marche pour soulager les appuis. Pour la marche, privilégiez les terrains plats et meubles (chemin, pelouse…) et donc évitez les routes en macadam, les escaliers et les pentes. A privilégier : En cas d’arthrose fémoro-patellaire, il est possible de pratiquer des sports en charge, qui sont moins contraignants pour la rotule.
On pourra travailler avec le pied fixé, comme dans l’aviron ou le vélo.
A éviter : les sports dans lesquels les genoux doivent absorber des réceptions (parachutisme, volley, hanbdall…) A éviter : les sports qui impliquent beaucoup de flexions/ rotations sur le genou (ex : sports de balle)

Bien entendu, ce ne sont que des recommandations générales qui doivent être adaptées à votre situation particulière. Votre niveau dans le sport doit être pris en considération. Si vous avez l’habitude de pratiquer un sport, il ne sera pas forcément nécessaire de l’arrêter en cas d’arthrose. Si par exemple vous pratiquez le ski depuis l’enfance, il paraît probable que vous puissiez continuer à le pratiquer en modérant vos efforts et en adaptant vos mouvements : l’important est de veiller à ne pas avoir mal. Avant de reprendre une activité sportive, parlez-en à votre médecin.

Le rythme de l’activité

Le plus important est la régularité. Mieux vaut par exemple marcher ou nager un peu mais souvent qu’une seule fois dans la semaine pendant 6 heures ! On recommande souvent de commencer l’activité par une durée comprise entre 30 et 60 minutes par jour. Ce n’est pas si compliqué si vous l’intégrez à votre vie quotidienne, par exemple, en calant votre marche avant un repas.

L’intensité de l’activité

Quand vous marchez, nagez ou faites du vélo, selon le sport que vous aurez choisi, faites-le sans excès : il ne faut pas forcer. Si des douleurs apparaissent, cessez l’activité et essayez d’ajuster votre mouvement pour faire disparaître la douleur. À vélo, il peut suffire de régler différemment la hauteur de selle ou de modifier la position du pied sur la pédale pour ne plus avoir mal. Il faut parfois juste diminuer légèrement l’intensité de votre effort pour voir la douleur s’estomper.

 

ATTENTION
Dans certains cas, par exemple en cas de poussée inflammatoire, la pratique d’une activité physique peut être déconseillée. Avant de reprendre une activité physique parlez-en à votre médecin.

 

Sport et arthrose : questions fréquentes

Le docteur Jean-Marie Coudreuse vous répond en vidéo !

Sélectionnez une question ci-dessous pour visualiser la réponse en vidéo.

A RETENIR

Cette fiche pratique résume l’essentiel de ce que vous devez savoir sur votre rééducation et l’activité sportive à privilégier en fonction des différents types d’arthrose.

BOUGER AVEC UNE ARTHROSE DU GENOU
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Sources :
  • Fernandez L. EULAR recommendations for the non-pharmacological core management of hip and knee osteoarthritis. Ann Rheum Dis. 2013 ;72 (7) : 1125-35.
  • « Soigner l’arthrose » du Dr Laurent Chevallier et Dr Danielle Verdié-Petibon. Fayard. 2004. 286 p.
  • Vignon E et al. Arthrose du genou et de la hanche et activité : revue systématique internationale et synthèse (OASIS). Revue du Rhumatisme, 2006 ; 73 : 736-52
  • Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM). Activité physique. Contextes et effets sur la santé. Expertise collective. Les éditions INSERM, 2008.
  • Université médicale francophone. COFER, Collège Français des Enseignants en Rhumatologie. Item 57 : arthrose. Disponible sur :
    « umvf.univ-nantes.fr/rhumatologie/enseignement/rhumato5/site/html/cours.pdf [consulté le 2 janvier 2019].
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