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Briser ses idées reçues sur l’arthrose

L’arthrose n’est pas une fatalité. Contrairement aux idées reçues, elle n’est pas uniquement liée au vieillissement. C’est une vraie maladie, qui se diagnostique facilement et peut se soigner. Bien la combattre, c’est d’abord mieux la connaître : et vous, êtes-vous au point sur l’arthrose ? Savez-vous comment elle se manifeste ? Comment elle se diagnostique ? Comment elle se soigne ? Les réponses sont ici, avec l’éclairage, en vidéo, du Dr Henri Lellouche, rhumatologue.

La gonarthrose, une véritable maladie

La gonarthrose (arthrose du genou) est une véritable maladie qui s’attaque à l’articulation du genou. Si elle est plus fréquente avec l’avancée en âge, elle n’est cependant pas la conséquence normale du vieillissement.

Quelques idées reçues concernant l’arthrose…

1ère grande idée reçue : « En cas d’arthrose du genou, il faut laisser l’articulation au repos ». Ce n’est pas vrai.
En dehors des poussées inflammatoires, votre articulation doit être mobilisée pour être entretenue et pour limiter les conséquences de l’arthrose. En effet, la pratique modérée, douce d’une activité physique régulière et adaptée va permettre de conserver une bonne qualité musculaire autour de l’articulation pour mieux maintenir les structures ligamentaires. Le but est de limiter le risque de chute et même de soulager vos douleurs. Parlez-en à votre médecin. La natation, par exemple, est un sport particulièrement adapté aux personnes qui souffrent de gonarthrose ! Et même sans parler de sport, la simple pratique régulière d’une activité de type marche voire jardinage, bricolage (avec modération) peut apporter de nombreux bénéfices. Il est donc important de ne pas se restreindre et de continuer à profiter pleinement de la vie.
En savoir plus sur les activités physiques recommandées en cas d’arthrose

 

2ème grande idée reçue : « On ne peut rien faire contre l’arthrose ». Encore une fois, c’est une idée fausse.
Même si aujourd’hui aucun traitement ne permet de faire disparaître l’arthrose d’un coup de baguette magique, votre médecin n’est pas démuni pour soulager vos articulations. Il pourra, en effet, vous proposer des traitements pour réduire vos douleurs et la gêne ou la raideur et vous prodiguera des conseils adaptés à votre cas pour vous aider à vivre le mieux possible au quotidien.
En savoir plus sur la prise en charge de l’arthrose

 

3ème idée reçue : « si les médicaments ne soulagent pas suffisamment votre arthrose, il n’y a rien à faire ». C’est faux.
Les médicaments per os comme les antalgiques de palier 1 ne représentent qu’une partie de l’arsenal thérapeutique dont dispose votre médecin pour vous soulager. En plus des conseils d’hygiène de vie (alimentation, activité physique…) que nous venons de mentionner, il pourra essayer d’autres solutions thérapeutiques comme les injections de corticoïde ou d’acide hyaluronique. Il pourra également vous proposer une rééducation chez un kinésithérapeute et vous prescrire une genouillère ou des semelles orthopédiques sur mesure.

Découvrir les 7 points clefs de la prise en charge de l’arthrose

Après avoir parlé de ces quelques idées fausses, il est temps de vous parler un peu plus de ce qu’est vraiment la gonarthrose

La gonarthrose qu’est-ce que c’est ?

La gonarthrose est le nom savant pour parler d’arthrose du genou. Il s’agit de l’arthrose la plus fréquente des membres inferieurs. En fait, il existe deux grands types de gonarthrose selon la localisation :

ARTHROSE FÉMORO-PATELLAIRE ARTHROSE FÉMORO-TIBIALE
Schéma anatomique arthrose fémoro-patellaire Schéma anatomique arthrose fémoro-tibiale
L’arthrose fémoro-patellaire lorsque l’arthrose concerne l’articulation entre la rotule et le fémur et se retrouve dans 35 % des cas. Elle est généralement observée chez la femme après 40 ans et touche le plus souvent les deux genoux. On la décèle à la radio chez plus d’une femme sur 10 après 65 ans. Cette arthrose est souvent « silencieuse », c’est-à-dire qu’elle ne se manifeste pas par des symptômes. L’arthrose fémoro-tibiale lorsque l’articulation est atteinte entre le fémur et le tibia. On distingue même deux arthroses fémoro-tibiales : l’une, interne, lorsque c’est le compartiment interne de l’articulation fémoro-tibiale qui est atteint et l’autre, externe. La gonarthrose fémoro-tibiale est très fréquente chez la femme (deux tiers des malades) après la ménopause. La moyenne d’âge est de soixante-cinq ans.

Il faut savoir que dans près d’un cas sur 5, l’arthrose va être globale et toucher plusieurs compartiments du genou : on peut donc souffrir d’une gonarthrose fémoro-patellaire et fémoro-tibiale.

La gonarthrose, quels sont les symptômes ?

Les symptômes diffèrent selon la localisation de la gonarthrose.

ARTHROSE FÉMORO-PATELLAIRE ARTHROSE FÉMORO-TIBIALE
La douleur est située plutôt en avant du genou, quand la rotule est mobilisée. Elle est souvent déclenchée lorsque vous descendez les escaliers, restez assis trop longtemps ou lorsque vous vous agenouillez. La douleur est cette fois plutôt diffuse dans le genou et survient lorsque l’articulation est sollicitée, lorsqu’en fait le fémur appuie sur le tibia, par exemple lors de la marche ou de la montée et de la descente des escaliers. Elle est soulagée par le repos, mais parfois une poussée inflammatoire peut créer une douleur qui vous réveille la nuit. Ce type d’arthrose peut également se manifester par un épanchement de synovie. C’est-à-dire que le liquide qui lubrifie l’articulation, la synovie, est produite de façon anormalement élevée.

La gonarthrose, ça se soigne ?

Aujourd’hui, il n’existe pas encore de traitement capable de renouveler le cartilage. En revanche, votre médecin peut vous aider à :

  • soulager vos douleurs et votre gêne,
  • améliorer le fonctionnement de votre articulation.

En savoir plus sur le traitement de la gonarthrose

A RETENIR

Pour une prise en charge efficace de votre arthrose du genou, voici une liste de ce que vous devez garder à l’esprit… les 10 commandements de la gonarthrose !

JE DIS NON À LA GONARTHROSE
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Sources : 
  • « Soigner l’arthrose » du Dr Laurent Chevallier et Dr Danielle Verdié-Petibon. Fayard. 2004. 286 pages.
  • « Daniel Bontoux. Le livre de l’interne. Rhumatologie. Médecine-Sciences. Flammarion, 2002, 664 pages.
  • Jordan KM et al. EULAR Recommendations 2003 : an evidence based approach to the management of knee osteoarthritis : Report of a Task Force of the Standing Committee for International Clinical Studies Including Therapeutic Trials (ESCISIT). Ann Rheum Dis. 2003 ; 62 : 1145-55.
  • Université médicale francophone. COFER, Collège Français des Enseignants en Rhumatologie. Item 57 : arthrose.
    http ://umvf.univ-nantes.fr/rhumatologie/enseignement/rhumato5/site/html/cours.pdf [consulté le 2 janvier 2019].
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